Olivia Marly : Différence entre versions

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(Mémoire POSTERG, a life after erg)
(Mémoire POSTERG, a life after erg)
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Nous sommes un groupe d'étudiant.e.s en design numérique avec projet concernant les mémoires de l'année passée qui demande votre aide !
 
Nous sommes un groupe d'étudiant.e.s en design numérique avec projet concernant les mémoires de l'année passée qui demande votre aide !

Version du 22 décembre 2022 à 08:25

Mémoire POSTERG, a life after erg

Un centre de partage et diffusion...

Théo Hennequin — www.theohennequin.com

Théophile Gervreau-Mercier — tgm.happyngreen.fr

Olivia Marly — oli98marly@gmail.com

visuel interface
visuel interface
visuel interface
Visuel interface
site chronologie de mémoire - index - main page

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SITE WEB : http://work.designnumerique.be/2022-2023/DN-Posterg/

PAD DE RECHERCHE : https://pads.erg.be/p/DN-pcollectif-edition-serveur

GIT sur terminal pour codeberg : https://designnumerique.be/wiki/Cheatsheet_Git

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SCENARIO / EXPLICATION / INTENTION

Nous sommes un groupe d'étudiant.e.s en design numérique avec projet concernant les mémoires de l'année passée qui demande votre aide !

Qu'en est-il des mémoires après notre master ? Quelle est la visibilité de notre travail après notre départ de l'ERG ? Certains mémoires finissent à la bibliothèque exposés, mais lesquels et pourquoi ? Actuellement, la bibliothèque (BAUI) sert de lieux d'archives (collection de documents anciens, classés à des fins historiques ; lieu où les archives sont conservées) des mémoires pour l'erg, st-Luc et UCL mais pourquoi sont-ils si peu à être exposés ?

Actuellement, les mémoires sélectionnés sont ceux avec une grande disctinction (16/20). Cette note obtenue dépend de la cotation de lecture de mémoire et sa défense.

Mais pourquoi cette moyenne de 16/20 ? Et où finissent les autres mémoires ?

En l'occurence, la bibliothèque n'est pas un lieu de diffusion et de monstration " juste ", car les mémoires dépendent de la note attribuée en fin de Master et de la place disponible dans les étagères ; sans parler de l'état déplorable de certains mémoires due aux conditions de stockages : couverture plastifiée, stickers, etc - nous travaillons un visuel qui finalement sera " dégradé " lors de son exposition à la bibliothèque, si exposé. De plus, les mémoires sont visible en bibliothèque de manière tangible (style édition).

Qu'en t-il des formats numérique, audio ou vidéo ? De fait, notre recherche se pencherait sur un dispositif de partage/diffusion plus adéquat et en phase avec la multitude de format et forme de monstration plus contemporain.

Notre lieu d'archive/exposition prendrait la forme d'un site web, idéalement en ligne (ou en local en fonction du RE - propriété intellectuelle et droit d'auteur ?). Il contiendrait tout types de mémoire ainsi qu'une interrogation autour de sa licence et sa notion de partage. En paralèlle, nous donnerons quelques tips et bon plans pour : "comment licencier son mémoire : pour protéger ses valeurs et notions de partage s'il y'a" . Dans un premier temps, nous allons collecter un maximum de mémoires et tenter de recontacter leur auteurice pour échanger avec eux et obtenir des pdf, vidéos, photos. Dans un second temps, nous trouverons un relais pour les futures étudiant.e.s et organiseront un formulaire qui publiera automatiquement les mémoires sur notre site.

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PERSONNES à CONTACTER DANS LE CADRE DE LA RECHERCHE :

BAIU : laurent.leprince@uclouvain.be (nouveaux mémoires, et/ou anciens format vidéos/audio/site web)

BAIU : gabriel.pascoal@uclouvain.be

Marie Lécrivain : lecrivainmarie@gmail.com (fdddl)

Loraine Furter : info@lorainefurter.net (fdddl)

Brigitte Ledune : avoir les mémoires de l'année passée + listing d'étudiants

Rideaux de perles : collab pour scan mémoires


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DESIGN DE L'INTERFACE SUR PENPOT

https://design.penpot.app/#/workspace/036dc80b-fe30-8148-8001-b90bac520952/840175e6-8ff7-812c-8001-b90bf153f05c?page-id=840175e6-8ff7-812c-8001-b90bf153f05d&layout=assets

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INSPIRATIONS

https://www.instagram.com/p/COP6ycahU7G/

https://www.instagram.com/p/CJWVlO1Hnso/

Projets diplomants st-luc

https://www.instagram.com/ephemeride.fun/

Projet étudiant (Nancy), partage de jury (accrochage, exposition) de diplôme en design & art

http://fdddl.be/#

Fonds de documentation et de lecture de l'erg, éditions print issus de dons >>>> Fondatrice : Marie Lécrivain !!

https://www.memo-dg.fr/

Plateforme de partage de DNSEP (diplome national supérieur d'expression plastique) en design graphique, France

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Possibilité de Projets

- travail sur les mémoires de l'erg,

- comment mettre sous licence

- comment on les publier/diffuser et rendre public

- une vie après la défense de mémoire, laisser une trace, les faire parler, un dialogue, ...

TITRE DE NOTRE STRUCTURE EDITORIALE????

- MEMOIRE POST-ERG

- A LIFE AFTER ERG

- INTO THE WILD x)

- ERG - INTO THE WILD ?

- LICENCES SURVIVAL PACK - ERG MEMOIRE


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REFLEXION

> concevoir, construire et mettre en action une "structure de publication" numérique (rendre accessible, de rendre public (publier) et de diffuser un certain contenu consultable au moins en partie sur écran)

> Nous penserons un·e serveur·rice comme une structure éditoriale :

> espace de structure éditoriale : un SSG (structure de dossier avec templates et il insère le contenu qui est souvent en markdown) + GIT + CODEBERG PAGES

https://codeberg.org/Pontoporeia/pages

> à qui s'adresse-t-il >>> à l'ERG et ses alentours/admirateur.ices

> sur quels modèles s'appuie-t-il ? Site web généré avec un SSG, un site qui contient nos revues/numéros avec échange de l'auteurice sur le mémoire et sa licence choisies. Il y'aura également un point de téléchargement du mémoire (texte, audio, vidéo, pad, html, ...)

> en quoi publier est-il un acte politique qui interroge aussi les lieux de diffusion ? Les mémoires finissent à la bibliothèque exposé (si bien jugé ou malheureusement dans les caves de la bibli.......). Actuellement, la bibliothèque n'est pas un lieu de diffusion " juste " car les mémoires dépendent d'une note et de la place disponible dans les étagères... c'est n'est pas le bon dispositif de partage. De plus, les mémoires sont en bibliothèque de manière tangible (style édition) mais qu'en t-il des formats de mémoire audio ou vidéo ? Un site serait accessible pour tout le monde et n'importe quand, de plus il contiendrait tout types de mémoire ainsi qu'une interrogation autour de sa licence et comment licencier son mémoire pour protéger ses valeurs et notions de partage s'il y'a.

> quels contenus? Pour les étudiant.e.s en M1/M2, nous vous proposons de penser à des contenus liés à vos recherches; entretiens, collections d'images, articles trouvés, articles commandités, journal de bord, etc. Ces contenus peuvent être ceux d'autres personnes que vous, la particularité d'un éditeur·ice c'est qu'il·elle est aussi un·e curateur·rice de contenu.

> quelle fréquence de publication? Est-ce que le contenu sera d'abord rassemblé puis publié à intervalles réguliers, à la manière d'une revue? Est-ce qu'il s'agira plutôt d'une publication "en continu" au sein de laquelle le contenu est ajouté progressivement à mesure qu'il est produit, à la manière d'un blog? Progressivement en fonction du contenue et des échange avec les créateur.rices des mémoires

> quel contexte de diffusion? Est-ce que cette structure est accessible globalement sur le web ou plutôt localement, dans un ou des lieux/espaces précis? GLOBALEMENT SUR LE WEB

> quel.le(s) acteur.ice(s) machines? Quelles seront les machines qui interviendront au sein de cette structure, avec quels logiciels, quels protocoles?

PROTOCOLE :

mettre à disposition le mémoire (photo, scan, lien video, pdf reader)

email ? échange avec l'auteurice.

- le mémoire est-il édité ?

- quelles sont les licences utilisées ?

- pourquoi ce choix ?


* quels canaux de communication? Affiches (affichées où et quand)? Réseaux sociaux (lesquels et quand)?

- Un visuel/flyer pour ERG mail (communication de l'ERG en fin d'année et rendu mémoire)


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RÈGLEMENT DE L'ÉCOLE

19.2 Propriété intellectuelle et droits d’auteur De l’inscription de l’étudiant à l’ESA Saint-Luc Bruxelles découle que l’établissement est considéré comme coproducteur des travaux réalisés par l’étudiant dans le cadre de sa formation. Ceci concerne l’ensemble des formes de production et de supports, matériels ou dématérialisés et les travaux individuels aussi bien que les travaux de groupe.

Ceci induit un partage des droits d’auteur entre l’étudiant et l’école et implique :

- pour l’étudiant : de mentionner l’année de création et le nom de l’école (ESA Saint-Luc Bruxelles) lorsqu’il utilisera ou diffusera ces travaux ;

- pour l’ESA Saint-Luc Bruxelles : de mentionner le nom de l’étudiant et l’année de création des travaux qu’elle souhaiterait diffuser, à des fins pédagogiques, artistiques ou promotionnelles uniquement, ce durant toute la durée de protection de ces travaux par le droit d’auteur. En aucun cas, l’école n’est autorisée à vendre les travaux produits par un étudiant, ni à percevoir aucun droit lié à leur utilisation ou leur diffusion par des tiers.

19.2.1 Quandl’étudiantremporteunprixenespècedanslecadred’unconcoursauquellecursusdanslequel il est inscrit a participé avec le suivi d’un/de professeur(s), 50 % du montant de ce prix sera versé sur le compte de l’option, l’autre moitié sera versée sur le compte de l’étudiant.

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TEXTE CORPUS : Ce travail éditorial autour des mémoires et leur diffusion est né d'une recherche concernant les licences : (2021-2022)

Les licences libres - MEMOIRES ERG, Un rapport de pouvoir sur les valeurs et la diffusion nos travaux


Ce travail éditorial de 2021-2022 est né d'une recherche menée par :

- Defez Aurélie

- Gervreau-Mercier Théophile

- Debaene Justine

- Troadec Marie

- Marly Olivia

- Goldberg Jacquemain Elodie

Il permet de mieux s’informer sur le libre et sert également de guide aux étudiants qui souhaiteraient trouver des alternatives libre de création dans le numérique et dans la rédaction/mise sous licence de leur futur mémoire. Ces licences renversent le rapport de pouvoir habituel dans les écoles, ils seront maître.sse de la liberté d’utilisation, copie, étude et distribution de leurs travaux.

Timelaps, un peu d'histoire :

1886 : Convention de Berne (Pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques) Convention internationale

1969 : Unix (anciennement Multics) est un nouveau système d’exploitation dvlp par Ken Thompson, un programmeur des Laboratoires Bell, une filiale d’AT&T, et son collègue Dennis Ritchie -> Création du Premier système d’exploitation

1970 : Premiers informaticiens échangent librement leur logiciels

1975 : Unix est distribué dans les universités à des fins éducatives moyennant l’acquisition d’une licence au prix très faible.

1976 : Lettre ouverte par Bill Gates envoyé au membre du Homebrew Computer Club de Menlo Park (club d’informatique de la Silicon Valley), qu’il accuse de vol. Il ne veut pas qu’on utilise gratuitement le logiciel qu’il a conçu pour faire fonctionner l’un des premiers ordinateurs personnels l’Altair 8800. Deux orientations divergent alors : celui du logiciel propriétaire et celle du logiciel libre.

1983 : Richard Stallman travailla durant les années 70 au MIT (Massachussetts Institute of Technology). Il faisait partie de l’équipe du laboratoire d’Intelligence Artificielle qui travaillait sur un programme dont le code source était accessible à d’autres universitaires et ingénieurs afin de pouvoir l’étudier, le modifier et l’améliorer. Au milieu des années 80, Stallman et son équipe avaient amélioré le driver de leur imprimante HP. La nouvelle version du driver fut distribuée en format « propriétaire » et les membres de l’équipe se virent refuser les codes sources, ce qui les empêcha d’y apporter les modifications qu’ils avaient développées sur la version précédente. Durant la même période, les codes sources de Unix ne furent plus jamais distribués, AT&T s’appropriant ainsi l’ensemble du programme qui avait pourtant été amélioré gratuitement par ses utilisateurs. Frustré par cette façon d’agir, et convaincu par l’idée d’échange et de développement de logiciels par tous et pour tous, Stallman démissionne du MIT et crée le projet GNU (acronyme récursif « GNU is not Unix »), c’est à-dire le développement d’un système d’exploitation libre, afin de « ramener l’esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens ».

1985 : Création de la FSF (Free Software Foundation) par Richard Stallman pour assurer la protection légale du projet, dont la mission, plus générale, représente un projet proprement politique. La FSF commence par financer des programmeurs pour accélérer les premiers développements, mais la construction communautaire se nourrit de contributions bénévoles. À ce titre, des communautés universitaires ou scientifiques, américaines et internationales, contribuent énormément à la viabilité de ces projets.

1989 : Première licence libre-> General Public Licence (GPL) créée par la FSF : si le code est ouvert on peut le modifier à condition de partager ses modifications en donnant accès aux sources de la nouvelle version, interdiction de le fermer pour rendre propriétaire les modifications que l’on a effectué. Idée sous-jacente, ce dont on a bénéficié doit être rendu à la communauté

1991 : Linus Torvalds apportera la clé de voûte à l’édifice GNU, en offrant au projet le noyau nécessaire à la création du Système d’exploitation entièrement libre et indépendant. C’est à partir de ce moment que GNU/Linux devint une alternative aux Operating Systems (OS) classiques « propriétaires » tels que UNIX ou Windows. Linus Torvald lance ensuite LINUX qui poursuit GNU. LINUX est qualifié de logiciel open source plutôt que logiciel libre.

1991 : Communauté européenne : l’article 1, §1 de la directive concernant la protection juridique des programmes d’ordinateur, stipule que « conformément aux dispositions de la présente directive, les États membres protègent les programmes d’ordinateur par le droit d’auteur en tant qu’oeuvres littéraires au sens de la convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques ».

1996 : Les traités internationaux suive la décision européenne : l’article 10, al. 1 de l’accord ADPIC et l’article 4 du traité de l’OMPI du 20 décembre 1996 imposent que les programmes informatiques soient traités « en tant qu’oeuvres littéraires ». Ainsi, tout programmeur bénéficie des avantages du droit d’auteur : naissance des droits au moment de la création sans aucune formalité pourvu que son oeuvre soit originale et mise en forme, durée de protection de 70 ans minimum, jouissance de droits patrimoniaux (droit de reproduction, de distribution et de communication au public) et de droits moraux. Cependant à l’inverse d’un livre, un programme informatique est une oeuvre fonctionnelle : c’est un ensemble d’instructions adressées à une machine. Vu les spécificités des logiciels, il fallut opérer certaines adaptations du droit d’auteur.

1998 : Le terme OpenSource est popularisé par Eric Raymond (hacker américain célèbre) , en opposition à celui de « free software ». Stallman met en avant les mérites plutôt éthiques et philosophiques des logiciels libres, Eric Raymond quant à lui rejette cette rhétorique qu’il qualifie de « très séduisante » mais qu’il juge moralisatrice et normative. Il préfère souligner, de manière plus pragmatique, la qualité des logiciels à code source ouvert d’un point de vue purement technique, utilitaire et économique. Il pense notamment que c’est beaucoup plus efficace pour convaincre le grand public ainsi que les entreprises. En outre pour lui le terme « Free Software » est un objet de confusion du fait qu’en anglais free signifie gratuit (or il n’y a pas forcément d’identité entre un logiciel libre et un logiciel gratuit).

Qu'est ce qu'on entend par "libre" ?

Open source : initiateur finlandais Linus Torvalds, l'efficacité d'un logiciel open source, un logiciel ouvert est tjs plusperformant qu'un logiciel propriétaire, acteurs ne défendent pas des principes contre les logiciels propriétaires, ils considérent simplement qu'un logiciel ouvert et partagé est meilleur et plus robuste, produit des services plus fiables, plus riches et plus profitables, ils ne s'interessent pas à la dimension politique revendiqué par R. Stallman, la plupart des services du web : Google, Facebook, les serveurs d'internet se sont principalement développés en logiciels open source Logiciel libre : Richard Stallman, les logiciels ont une fonction politique, rendre libre les utilisateurs, garantit quatre libertés à leurs utilisateurs, un logiciel libre peut être librement utilisé, étudié, modifié et distribué, (résumé parfois par Stallman selon l'expression "Liberté, égalité, fraternité")

1. la liberté d'exécuter un logiciel comme on le veut ;

2. la liberté d'étudier et de modifier un programme ;

3. la liberté de distribuer des copies d'un programme ;

4. la liberté redistribuer des copies modifées d'un programme.

Cela demande que le code source soit ouvert, juridiquement ces quatre libertés sont garantis par des licences spécifiques dites libres = copyleft (clin d'oeil ironique au copyright), si le logiciel est gratuit rien n'empêche que les services associés au logiciel (ex sa mise en exploitation) soient payants, IBM vend des services par exemple : Microsoft, à ses débuts, code source fermé de ses logiciels + impose un contrat de licence commercial à l'utlisateur finalPremière licence libre est la General Public Licence (GPL) créée en 1989 par la Free Software Fondation (R. Stallman) : si le code est ouvert on peut le modifier à condition de partager ses modifications en donnant accès aux sources de la nouvelle version, interdiction de le fermer pour rendre propriétaire les modifications que l'on a effectué. Idée sous-jacente, ce dont on a bénéficié doit être rendu à la communauté En 1991 Linus Torvald étudiant lance LINUX qui poursuit GNU. LINUX est qualifié de logiciel open source plutôt que logiciel libre. La liberté du logiciel a servi comme modèle, de références à l'organisation d'autres communs numériques : Wikipédia, Tela Botanica, Openstreetmap. Ces communautés sont accusés de menacer la propriété intellectuelle.

1980 : renforcement systématique du régime de la propriété intellectuelle : brevetabilité du vivant, extension durée protection des droits d'auteurs, etc. Les défenseurs des "communs numériques" opposent une autre vision : c'est bien le partage de connaissances, des inventions et des contenus de toutes sortes qui favorise la consommation, la créativité et l'invention. Ils demandent de laisser les connaissances ouvertes afin de les faire circuler. Anecdote : Aaron Swartz militant actif de Wikipédia et de la cause du libre. Il télécharge 4,8 millions d'articles scientifiques protégés par le MIT dans le but de dénoncer le scandale des éditeurs de revue scientifiques qui font payer souvent cher l'accès a des contenus académiques produits par des chercheurs non rémunérés. Menacé d'une peine de prison pouvant atteindre 35 ans, il a mit fin à ses jours en 2013 à l’âge de 26 ans.

Open Source vs Licences libres

Parfois, les personnes qui découvrent le sujet imaginent qu'il s'agit de types de logiciels distincts, les uns sous licence libre, les autres sous licence open source ; sauf que toutes les licences libres (reconnues par la FSF) sont aussi open source (reconnues par l'Open Source Initiative) et vice versa, à quelques exceptions près. Puis, ces personnes s'imaginent qu'il s'agit d'une différence dans les méthodes de développement, ce qui est aussi faux. Ensuite, elles diront par exemple que l'open source est « libéral » quand le libre est « antilibéral », ou de façon plus parlante encore, que l'open source est de droite quand le libre est de gauche.

En tentant d'illustrer la distinction entre « le libre » et « l'open source », on ne fait que redistribuer des oppositions idéologiques qui existent en dehors. On a en partie raison, car ces oppositions sont bien au coeur des projets de société très éloignés d'ESR et de RMS. Mais on a aussi tort, car en faisant cela, on donne l'impression de mouvements qui proposeraient réellement deux projets de société bien définis. Ceux qui militent pour le logiciel libre n'adhèrent pas nécessairement au projet de société de RMS, pas plus que ceux qui défendent l'open source n'adhèrent au projet de société d'ESR. Il y a une chose qu'ESR et RMS ont en commun, c'est la croyance dans le fait qu'il faut défendre la liberté individuelle des utilisateurs, et lutter contre l'asymétrie de droits entre les développeurs et les utilisateurs. À partir de ce principe central peuvent se déployer des projets de société très variés. Pendant des années, le mouvement du Libre s'est opposé de manière frontale au mouvement Open source. Même si elles proviennent de deux approches différentes, les deux définitions sont équivalentes.

À la base les licences Open source ont été crées par l’Open Source Initiative (OSI), la suite à des divergences philosophiques avec la Free Software Foundation (FSF) promouvant, quant à elle, les licences libres. L’OSI a créé une « Open Source Definition » (OSD) décrivant les 10 conditions requises pour qu’une licence appliquée à un logiciel soit considérée comme Open source et accréditée. Globalement, les logiciels répondant aux 10 critères pour être Open source selon la définition de l’OSI accordent également les 4 libertés fondamentales définissant un logiciel libre selon la FSF, et réciproquement. Pour éviter les débats entre Free software, pour désigner les logiciels sous licence libre au sens de la FSF, et Open source software, pour désigner les logiciels sous licences Open source au sens de l’OSI, on voit souvent utilisé le terme de FOSS (Free and Open source Software) ou FLOSS (Free/Libre and Open source Software), on peut également parler de licences FLOS (Free/Libre and Open Source).

Les différentes licences


Description technique :

Une licence, qui peut aussi être appelée contrat de licence ou licence d’exploitation, est un élément qui concerne le droit de propriété intellectuelle et qui encadre l’utilisation et la diffusion d’un produit. Le type de licence choisi par le propriétaire définit les conditions d’utilisation et de partage pour l’utilisateur, qui est tenu de les respecter.

Il existe différents types de licences : les licences propriétaires, qui n’autorisent qu’un usage privé de l’oeuvre par l’acquéreur légitime, et les licences ouvertes ou licences libres, qui elles-mêmes englobent des sous-catégories de licences libres. Les licences libres accordent, selon leurs types, tout ou une partie des libertés d’utiliser l’oeuvre. Ces libertés sont la liberté d’utilisation privée, la liberté d'étudier le code, la liberté de redistribution et la liberté de création dérivée.

Dans les licences libres, on retrouve d’abord les licences permissives, définies comme « non-copyleft », qui ne contraignent l’utilisateur qu’à la seule obligation d’attribuer les portions de code sous licence à leurs développeurs d’origine, que ce soit dans le code qu’ils ont développé à partir de celui-ci ou dans leur documentation.

On retrouve dans cette catégorie la licence MIT, la licence BSD ou encore la licence Apache, ainsi que la licence Creative Commons BY. La licence MIT est une licence de logiciel libre ou open source qui provient du MIT College et qui date des années 80. Elle donne le droit illimité d’utiliser, de copier, de modifier, de publier, de distribuer, de vendre et d’incorporer le code sous licence dans une autre licence. La seule obligation est de mettre la notice de licence et de copyright dans toutes les copies.

La licence BSD pour Berkeley Software Distribution est aussi une licence libre utilisée pour la distribution de logiciels. C’est une des moins restrictives, mais qui permet de protéger les auteurs par rapport à l’inscription de leur nom dans les produits dérivés et qui les décharge de la responsabilité d’éventuels problèmes lors de l’utilisation du code.

La licence Apache est une autre licence de logiciel open source qui autorise la modification et la distribution du code que ce soit sous forme libre, propriétaire, gratuite ou commerciale, en n’obligeant seulement à fournir une copie de la licence et la notice avec le code source et d’indiquer clairement le nom du développeur d’origine et que les fichiers ont été modifiés.

La licence Creative Commons BY, ou attribution en français, permet d’utiliser librement l’œuvre à condition de l’attribuer à l’auteur en citant son nom. A part les licences permissives, on retrouve aussi dans les licences libres les licences appelées réciproques, ou « copyleft », qui impliquent une obligation de réciprocité, ce qui signifie que les oeuvres dérivées doivent être distribuées sous la même licence obligatoirement. On retrouve dans cette catégorie la licence GNU GPL, la licence Art Libre, la licence OFL ou la licence Creative Commons BY-SA.

La licence GNU GPL ou licence publique générale GNU fixe les conditions légales de distribution de logiciels libres. C’est la première licence libre créée par la FSF. C'est la licence de logiciel libre la plus utilisée. Elle garantie la liberté d’utiliser le logiciel pour n’importe quel usage, l’accès au codes sources, la liberté de redistribuer des copies, et que les versions modifiées seront diffusées avec les mêmes libertés.

La licence Art Libre est une licence qui s’applique à la création artistique. Elle autorise à copier, transformer ou diffuser une oeuvre librement, dans une visée commerciale ou non, à la seule condition qu’il soit toujours possible d’accéder à l’oeuvre originale.

La licence OFL ou SIL Open Font Licence est une licence conçue par SIL International pour distribuer ses typographies, qui peuvent donc être utilisées, modifiées et distribuées librement, à la seule condition qu’elles restent sous la même licence.

La licence Creative Commons BY-SA ou Attribution-ShareAlike reprend les principes de la licence Creative Commons BY en ajoutant que les oeuvres dérivées doivent être proposées au public avec les mêmes libertés que l’oeuvre originale.

A côtés des licences permissives et réciproque, il y a une dernière sous-catégorie de licences libres qui sont appelées asymétriques, qui regroupent notamment la licence Creative Commons BY-NC et Creative Commons BY-ND. Ce sont des licences libre diffusion mais avec chacune des restrictions particulière

La licence Creative Commons BY-NC pour Non Commercial reprend les caractéristiques de la licence Creative Commons BY mais n’autorisent qu’une utilisation non commerciale du produit. Une autorisation commerciale du produit est interdite sauf si une demande d’autorisation est acceptée.

La licence Creative Commons BY-ND pour No Derivative Works n’autorise à copier, distribuer et utiliser que des versions non- modifiées de l’oeuvre. Il est possible de cumuler ces deux licences, ce qui donne la licence CC BY-NC-ND, qui autorisent l’utilisation et la redistribution de l’oeuvre mais pas de manière commerciale ni les oeuvres dérivées.

On peut aussi renoncer à la quasi totalité de ses droits. Dans ce cas on peut mettre son oeuvre dans le domaine public en optant pour une licence Creative Commons 0 ou CC0 ou une licence Do What The Fuck you want to Public License ou WTFPL.

Multi-licenciement dans le cadre d'un mémoire ou du thèse ?

-> besoin de licencié les différents médias sous des licenses appropriées.

-> possibilité de moduler en fonction de tes besoins/envies le licensiement des différents éléments de ton mémoire.

Les travaux publié avec une multi-license plusieurs licenses, souvent pour permettre une utilisation commerciales ou propriétaire en même temps qu'une license open-source. Cela permet d'utiliser une création dans un projet propriétaire, ou au contraire utiliser un version copyleft et faire hérité son travail qui incorpore cette création de la license copyleft.

Free différent de gratuit

Éléments économiques autour de la licence :

- changement dans la manière de consommer l’information, tout est devenu plus accessible

- bien rivaux/non-rivaux

- capitalisme cognitif

- externalités positives qui profitent aux marchands et non-marchand

- externalités négatives : environnement + questions des droits sociaux // ex Wikipédia, communautés produisent des biens communs non-rémunérées, « intelligence collective »

Le Libre et l'Open Source ne sont pas des termes qui sous-entendent gratuit :

Le terme « Free » dans l’expression « free software » signifie « libre » et non « gratuit ». Il est clairement stipulé dans la GPL, par exemple, que le distributeur peut se faire rémunérer pour l’ « acte physique de transférer une copie » (GPL art. 1). Ainsi l’on peut vendre des copies de logiciels libres. Stallman lui-même, se faisait rémunérer près de 150 $ par bande distribuée contenant les premiers « packages GNU». Cependant, une fois en possession d’une copie, l’acheteur peut utiliser, reproduire et redistribuer le programme autant de fois qu’il le désire. La vente de copies de programmes n’est certes pas la principale source de revenus des adeptes du libre.

Cependant, la question de la rémunération restent un problème récurrents dans le mondes des projets open-sources. La situation est aggravé par l'utilisation des SaaS (Software As A Service) où une compagnie utilise un logiciels libres sans redistribuer et ouvrire le code du logiciels. Ils utilise une faille dans certaines licenses Copyleft, en ne redistribuant pas le code source. À la place, l'accès au logiciel se fait à travers une interface à distance, et le code source, bien qu'utilisé, n'est jamais distribué.

C'est pour cela que la licenses Affrero GPL à vus le jours. Cette licenses à une clause stipulant spécifiquement que la distribution à travers un réseaux compte comme de la distribution et donc active la licenses Copyleft.

Il existe à jours plusieurs méthodes de rémunération adopté par des developpeurs de logiciels open-sources: le mécénat, ou "patreon" en anglais, ou des utilisateurs généreux verse régulièrements de l'argent pour financer le développement continue du programmes, les donations, souvent à des fondations, qui sont des dons spontanée souvent ponctuels, et pour finir, l'achat de "licenses" premiums qui activent des fonctionnalités payantes, encourage //parler du mécénat et des demandes de donations, ainsi que les fondations qui se developpe pour s'assurrer qu'un ou des projets open-sources libres sous leurs tutelles ne deviennent propriétaire ou payant. L’idée sous-jacente du mouvement libre n’est pas de s’approprier les programmes informatiques afin d’en faire payer l’usage mais plutôt de se faire rémunérer sur base de services ayant trait à ces programmes (installation, customisation,...).

En effet, le monde du logiciel libre est un monde d’informaticiens. Lorsque l’on parle de « libre copie » et d’accès aux sources de logiciels, il s’agit souvent de « parties de programmes » disséminées à travers l’Internet et inutilisables par le commun des mortels. Développer un « environnement » à partir de ces différentes bases requiert une personne qualifiée. De plus, une fois l’environnement créé sur un ordinateur, la maintenance ainsi que les mises à jour de cet environnement devront également être effectuées par des professionnels. Qui serait plus qualifié pour ce genre de travail que les experts en logiciels libres ?

En outre, les informaticiens se servent de leur travail sur des projets libres pour se faire une réputation, qui les aidera dans leur carrière de fournisseur de service. On ne monnaiera que les améliorations apportées à l’œuvre d’origine -> Ainsi se crée un cercle vertueux incitant à la multiplication d’apports de qualité.

Une des bases des logiciels libres et open-source est la contributions venant d’autres utilisateurs. Grâce à la force de travail venant des contributeurs, les logiciels libres restent sécurisé et performant.

Cependant, la question de la rémunération restent un problème récurrents dans le mondes des projets open-sources. La situation est aggravé par l’utilisation des SaaS (Software As A Service) où une compagnie utilise un logiciels libres sans redistribuer et ouvrire le code du logiciels. Ils utilise une faille dans certaines licenses Copyleft, en ne redistribuant pas le code source. À la place, l’accès au logiciel se fait à travers une interface à distance, et le code source, bien qu’utilisé, n’est jamais distribué.

C’est pour cela que la licenses Affrero GPL à vus le jours. Cette licenses à une clause stipulant spécifiquement que la distribution à travers un réseaux compte comme de la distribution et donc active la licenses Copyleft.

Il existe à jours plusieurs méthodes de rémunération adopté par des developpeurs de logiciels open-sources: le mécénat, ou «patreon» en anglais, ou des utilisateurs généreux verse régulièrements de l’argent pour financer le développement continue du programmes, les donations, souvent à des fondations, qui sont des dons spontanée souvent ponctuels, et pour finir, l’achat de «licenses» premiums qui activent des fonctionnalités payantes, encouragents le payement du développeur.

Il est important de noter que la formation des fondations se développe pour s’assurer qu’un ou des projets open-sources libres sous leurs tutelles ne deviennent propriétaire ou payant. C’est le cas de la fondation Linux, la fondation Gnome ou la Document Fundation pour en citer quelques uns.

Propriété intellectuelle ?

Les licences libres sont nées en réaction au droit de propriété intellectuelle jugé trop restrictif, et aux licences dîtes propriétaires. En effet, les licences libres permettent, au travers d’un texte, de céder une partie des droits ‘naturels’ accordés à l’auteur.e à la création d’une œuvre de l’esprit (à savoir qu’il.elle a seul.e le droit de diffuser et/ou de distribuer son œuvre). Au-delà de leur valeur juridique, elles ont également pour but de remettre en question nos relations à l’information. En effet depuis la démocratisation d’internet, une œuvre de l’esprit, peut être copiée, modifiée et diffusée pour un coût négligeable.

Les licences libres s’ancrent dans le mouvement de la culture libre. Celui-ci promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de l’esprit. Le but recherché est d’encourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, l’échange et la créativité.

Cependant, aujourd’hui, la revente d’œuvres originales ou de copies constitue l’une des principales manières pour certains créateurs de se rémunérer. C’est un argument souvent invoqué par les personnes réticentes voire contre une distribution libre de l’information. Cela met en lumière que le système de propriété actuel encourage les créateurs à utiliser leurs droits pour se rémunérer. Par exemple, en France, les personnes exerçant une activité d’artiste/auteur.e doivent nécessairement générer leurs revenus par la vente de ces droits, que cela concerne la vente d’original de copie ou la cession de ces droits pour la diffusion. Sous ce régime, il n’est pas possible de se rémunérer par un contrat à taux horaire ou par des prestations de services (des ateliers par exemple, de la manintenance, tout ce qui est de l'ordre de l'execution simple et non de la création)

Droit d’auteur

La notion de droit d'auteur est profondément ancrée dans la culture occidentale, on la considère souvent comme une extension du droit naturel (ce qui peut relèver d'une idéologie philosophique). L'open-source est peut-être une manière de s'en éloigner --> monde post-droits d'auteur

Un dispositif de rapport de pouvoir même dans le libre...

Les licences choisies par l'auteur/l'artiste, ont un pouvoir sur l'utilisateur et sur les œuvres puisqu'elles définissent la manière dont ces œuvres pourront ou non être modifiées, diffusées, appropriées, exploitées etc. Les licences ont le pouvoir d'influencer le contexte dans lequel une œuvre comme : un programme, un logiciel, une typo, une musique, ... sera " manié ".

"Une licence de libre diffusion (parfois abrégé LLD) ou licence ouverte est une licence s'appliquant à une œuvre de l'esprit par laquelle l'auteur concède certains des droits que lui offre le droit d'auteur quant à l'utilisation, à la modification, à la rediffusion et à la réutilisation de l'œuvre dans des œuvres dérivées. Tout comme les licences libres dont elles dérivent et qu'elles englobent, elles facilitent la prolifération d'une œuvre en autorisant la copie et l'usage sous certaines conditions. Cependant le courant de pensée qui sous-tend les licences libres est animé par une volonté éthique d'égalité.

Les licences de libre diffusion ont pour seul fondement de faciliter la diffusion, que ce soit dans une démarche d'équité ou simplement pour populariser une œuvre en limitant les frais publicitaires.

On peut compter parmi les licences de libre diffusion les licences Creative Commons." Les licences libres respectent la liberté des utilisateurs, c'est une dimension éthique et sociale qui défend la liberté, l'égalité et la collaboration. Cependant, quel est le rapport de pouvoir entre une licence libre et le système économique lui-même ? Les licences libres ont le plus souvent des clauses qui permettent de définir le système de diffusion d'une œuvre et de contourner les lois en vigueur liées à la propriété intellectuelle, et par extension propriété privée.

Il est favorable d'utiliser une license plutôt que pas de license : Par exemple, un code sans license est un code fermé ; on part souvent du principe que ce qui est partagé en ligne est rendu disponible. "Contre-instinct" dans un monde régi par le droit d'auteur.

Interview BAIU


Interview avec Laurent Leprince, directeur de la BAIU (espace de consultation de documents en arts et en architecture commun aux Instituts Saint-Luc et à la faculté d’architecture LOCI de l’UCL).

Résumé :

La BAIU fonctionne, depuis 2005, comme une sorte de dépôt des mémoires des institution de Saint Luc (UCLouvain, l’ERG et certaines sections de l’ESA). Les mémoires sont consultables sur place, ils ne sortent pas de la bibliothèque. Seul les mémoires ayant obtenu 70% des points sont en accès libre dans les rayons, le reste des mémoires est rangé dans les archives, où il faut remplir un document spécial afin de les consulter. Pour l’UCLouvain il existe aussi le logiciel Dial où l’on peut consulter numériquement les mémoires. Malheureusement certains étudiants restreignent l’accès à leurs mémoires, par peur du plagiat. Un des travail de Laurent est donc de réussir à convaincre les étudiants de l’intérêt d’avoir son mémoire bien indexé, disponible, et sur le fait que limiter l’accès n’est pas nécessairement une meilleure protection. Une des difficultés pour l’ERG de numériser certains projets se comprend aussi par le format non-académiques de certains mémoires.

À la BAIU, les mémoires ne sont pas consultables numériquement mais grâce à un catalogue on peut avoir accès aux informations principales, savoir qu’ils existent, et quels thèmes ont été travaillés. On peut aussi, si c’est un mémoire numérique, avoir accès au site web du projet. La BAIU fait un peu au cas par cas.

Cela permet aux étudiants de consulter les travaux déjà fait sur une certaine thématique afin d’aborder un angle plus original pour leur propre travail ou aux professeurs encadrant de guider les élèves en leur montrant les bons et moins bon exemples de travaux. À l’ERG, c’est Xavier Gorgol qui les amène, car l’école n’a pas la possibilité de les stocker.


*Lancement de l’interview*

Aurélie : On travaille sur les licences libres, ce que ça veut dire… et la question qu’on s’est posée, et c’est pour ça qu’on a voulu vous rencontrer, c’est, si par exemple à l’erg ou dans une autre école on cherche à licencier son mémoire, de manière à le diffuser plus largement, est-ce que c’est possible ? Au niveau de la bibliothèque et des mémoires comment est-ce que ça se passe ? Je ne sais pas de quelles écoles vous avez les mémoires ici, est-ce qu’il y a des contrats entre les écoles et vous ?

Laurent Leprince : Alors ici c’est un peu compliqué parce qu’on est à cheval sur tous les instituts Saint-Luc et l’UCLouvain, et c’est vrai que les approches sont un peu différentes, donc ça peut être intéressant pour le travail. Alors au niveau des mémoires on a les mémoires d’architecture de l’UCLouvain, et puis les mémoires de l’erg et de l’esa, et l’esa c’est uniquement certaines sections. Il y a aussi d’autres instituts qui sont liés à la bibliothèque, donc Saint-Luc secondaire, où il n’y a pas de mémoire, et les cours du soir, les ateliers Saint-Luc, où il n’y en a pas non plus, sauf une section qui est l’ISRE, la formation en urbanisme mais là leurs mémoires sont conservés chez eux, donc ils ne sont pas ici. Au niveau de l’université, pour commencer, donc la formation en architecture de l’UCLouvain, jusqu’en 2017-18 c’était tous les mémoires au format papier, et après ils ont fait un dépôt institutionnel sur Dial, qui est un outil numérique de l’université. Ce qu’on a fait c’est qu’on a descendu en archives tous les mémoires papier, qui sont encore consultables, et Dial est accessible en ligne. À l’UCL, quand l’étudiant fait son dépôt dans Dial, il a la possibilité entre différents types de statut pour son mémoire, donc le mémoire peut être entièrement accessible, il peut déterminer un embargo, il peut le bloquer complètement, etc. En sachant qu’en architecture c’est parfois un peu spécifique. Par exemple on a eu des étudiants dont le TFE, chez eux ils appellent ça le Travail de Fin d’Études, consistait en la création d’une brique en papier, en matériaux recyclés et ils ont vraiment envisagé de breveter, et donc là ils ont fermé les accès. Alors qu’en art, je pense que la réflexion est peut-être différente. Là le processus est très clair, l’étudiant fait son dépôt électronique lui-même, il reçoit une formation pour ça, les professeurs les informent sur les différentes possibilités. Alors nous, on a constaté au tout début, que les étudiants fermaient les accès. J’en ai discuté avec des jobistes : « Pourquoi ? Est-ce que c’est vraiment dans ton intérêt ? « et il y en a qui ont dit « Je sais comment ça marche, je n’ai pas envie qu’on récupère des informations et donc je préfère fermer ». Alors Dial est accessible, vous pouvez aller voir et vous verrez les statistiques vous pouvez même aller année par année. Nous, on a essayé de faire passer le message d’ouvrir les accès, alors certes le travail n’est pas disponible, mais on voit où il a été déposé. Il y a aussi des logiciels comme Compilatio, qui est un logiciel de plagiat. C’est un logiciel qui moissonne toute sorte de ressources, les professeurs encodent des paragraphes et voient si ça se retrouve ailleurs. Et par exemple, à l’ULB ils utilisent ce type d’outils, et si par exemple l’étudiant bloque l’accès de son mémoire, ou donne un accès uniquement sur place, l’ULB n’a pas accès et ne peut pas inclure ce type de travail dans ses bases de données, et donc le travail est moins protégé. Donc nous on essaye d’avoir une discussion avec ces étudiants, sur le fait que ça peut être intéressant que le travail soit bien indexé, disponible, et sur le fait que limiter l’accès n’est pas nécessairement une meilleure protection. Alors l’erg, l’esa, etc, ce ne sont que des documents papiers, c’est plus un dépôt, on a pas de contrat avec l’école, je pense que le contrat est signé entre l’étudiant et l’école au moment du dépôt du mémoire.

Olivia : Je pense que c’est plus au début, le papier qu’on doit signer à la rentrée.

LL : Après le fait qu’un mémoire soit consultable ici ne veut pas nécessairement dire que l’étudiant autorise tout. Ici on fonctionne plus comme dépôt, c’est à dire que c’est plus un service, ce sont des mémoires papier qui sont consultables uniquement sur place, les mémoires ne sortent pas. Et alors qu’est-ce qu’il se passe ? On reçoit chaque année un certain nombre de mémoires de l’esa et de l’erg et puis nous on les encode dans le catalogue de la bibliothèque, qui est celui de l’UCLouvain, et ça par contre ça a été décidé dans le cadre d’une commission qui est la commission Art, qui est une commission qui lie la bibliothèque et les différents instituts, et c’est une commission qui vise surtout à tout ce qui est acquisition, promotion de la bibliothèque, formation... Et là on a décidé de mettre en rayon les mémoires qui ont eux 70% des points et de mettre en archives les autres, alors en archives ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas être consultés, si quelqu’un veut le consulter il y a un document à compléter et on le monte, mais dans tous les cas les mémoires ne sortiront pas . C’est parce qu’ici l’idée c’est plutôt de faire une sorte de dépôt, d’abord parce qu’à l’erg par exemple il n’y a pas la place pour, ça permet que les travaux soient disponibles pour l’ensemble des instituts Saint-Luc. En art l’approche est différente qu’en architecture, le mémoire est un objet, un livre d’artiste, au niveau de la mise en page, du type de reliure, etc., il y a tout un travail qui est fait qu’il n’y a pas toujours dans les mémoires d’architecture. Alors ça permet de vous inspirer, de connaitre les thématiques déjà traitées, si un étudiant veut être plus original par exemple ou aborder la thématique avec un angle différent, donc ce sont aussi des outils, et ça sert aussi, par exemple quand il y a des visites de profs, par exemples des profs qui encadrent un travail de recherche documentaire, ou qui encadrent le travail de mémoire, ils peuvent passer ici et dire aux étudiants qu’ils peuvent trouver les mémoires ici pour s’en inspirer, montrer des bons ou des moins bons exemples, des choses comme ça. Et alors au niveau de l’erg, c’est Xavier Gorgol qui les amène. Alors parfois quand je vais là-bas, je vois Laurence Rassel qui me donne parfois des catalogues d’expos, des choses comme ça qu’elle a sur son bureau, et s’il y a des mémoires qui trainent elle les met. Parce que c’est plus l’idée que là-bas il n’y a pas la place pour les stocker, et que comme ça c’est accessible à tout le monde. À l’esa c’est par section, on contacte les responsables des sections et on va les chercher. Alors dans le nombre de mémoires demandés, il y en a un pour le jury, il y en a aussi un pour la bibliothèque.

A : Est-ce que c’est déjà arrivé qu’un étudiant refuse de donner son mémoire ? Est-ce que vous êtes au courant de ça ?

LL : Ça je ne sais pas, en fait je reçois les mémoires et je demande une feuille de côte, la côte n’est pas affichée, elle est en message privé, elle est visible par les bibliothécaires mais elle n’est pas disponible en consultation dans le catalogue. Mais donc ça nous permet de voir que tel mémoire n’a pas eu les 70%, et donc il est bien en bas. Mais je n’ai pas eu de cas où quelqu’un est venu en demandant de retirer son mémoire.

A : À l’esa vous disiez que c’est seulement certaines sections, ce sont lesquelles ?

LL : Alors il y a Bande dessinée, Création d’intérieur, Scénographie, en fait c’est les masters, ce sont les sections qui sont passées au niveau master.

Élodie : Est-ce qu’il y a des licences qui sont associées au dépôt des mémoires ou est-ce qu’il s’agit plutôt d’un contrat officieux ?

LL : Je ne sais pas du tout, parce qu’on est plus un lieu de stockage. Par exemple j’avais travaillé au secrétariat à l’ISRE, où il y a des mémoires, et là c’est un contrat entre l’institut et l’étudiant au moment du dépôt.

O : Avec Théophile, on avait un peu feuilleté ceux qui sont sur les étagères et dans certains il y a indiqué une licence et dans d’autres pas, donc ça dépend de l’étudiant, de s’il a pris le temps. Théophile : Et il n’y a pas cette discussion avec la bibliothèque ?

LL : Dans le sens de limiter l’accès ? Non dans le sens d’ouvrir ?

T : Oui, dans le sens d’ouvrir.

LL : Dans le but de citer ou vraiment de récupérer ?

E : Oui ça peut être copier... T : Les licences libres permettent à la fois d’utiliser, d’étudier, de copier, de modifier et de distribuer.

LL : Nous on travaille plutôt dans l’optique d’un travail académique. On peut citer, mais on mentionne ses sources, et donc après ça peut être dans l’idée de « je vais distribuer mais dans le cadre de mon propre travail », et là c’est repris dans la bibliographie. Tandis que quand c’est penser à peut-être récupérer un chapitre ou des illustrations et les diffuser ou les intégrer dans un autre travail, c’est autre chose.

T : Après les licences peuvent demander qu’il y ait attribution, donc qu’il y ait quand même une citation de l’auteur. Ça marche peut-être plus pour des travaux de type artistique, comme vous disiez c’est un objet, c’est un tout, et il y a peut-être moyen de s’amuser avec ça. O : Selon vous, c’est mieux que ce soit libre et qu’il y ait pas trop d’encadrement comme à l’erg, plutôt qu’on leur laisse le choix et qu’au final les accès soient limités ?

LL : Je ne sais pas, après je ne sais pas comment ça se passe à l’erg, il y a peut-être un choix fait au moment du dépôt.

O : Mais j’ai l’impression que même nous, étudiants, on est pas vraiment au courant, même qu’il y a des mémoires ici à la bibliothèque, je pense que beaucoup l’apprennent par après.

LL : Ils s’en réjouissent ou pas ?

T : On ne sait pas, on devrait essayer de voir ça. O : En tout cas, on dirait qu’ils ne sont pas tant au courant de ça qu’il y a des mémoires ici.

LL : Par exemple je sais qu’il y a des profs qui ont fait un travail, je ne sais plus si c’était en graphisme, qui ont fait une réédition de certains mémoires de qualité, ça vous dit quelque chose ?

A : Ah oui j’ai vu ça.

LL : Ils ont demandé de pouvoir consulter tous les mémoires, et là on a remonté même ceux qui n’avaient pas obtenus les 70%, et il y a eu une présélection par les étudiants, c’était avec Renaud Huberlant.

Justine : Et ceux dont les mémoires ont été sélectionnés ont été contactés ?

LL : Ça je ne sais pas.

T : Et comment ils sont listés, il y a un index de ceux qui sont en-dessous de 70% ?

LL : Il y a un index, il y a moyen dans le catalogue de les retrouver. Ils sont tous dans le catalogue.

A : Et la limite des 70%, elle a été définie comment ?

LL : C’est par la commission Art, ça a du être dans des PV, mais c’est plus pour des questions pédagogiques, c’est parce que le but ici c’est plus de mettre à disposition des exemples, et c’est un signal pour dire que c’est un travail de qualité.

A : J’ai encore une question, ici, il y a les mémoires d’architecture, de l’erg et de Saint-Luc, est-ce qu’il y a d’autres endroits où se trouvent ces mémoires ou c’est exclusif à la bibliothèque ?

LL : C’est exclusif à la bibliothèque mais le catalogue est commun avec l’UCLouvain. Mais comme les mémoires ne bougent pas, ils ne peuvent être consultés qu’ici. Sauf sur Dial, la base de données en ligne, et là effectivement ils sont consultables partout, ou limités au réseau UCLouvain, et là c’est consultable seulement sur place. Après ça c’est une question d’infrastructures aussi, c’est des serveurs, c’est assez lourds, parce que ce sont des serveurs qui servent aussi pour les publications scientifiques, et puis c’est aussi des différences d’objets, il y a pas mal de mémoires artistiques, ça serait plus difficile de les mettre sur ce genre de plateforme, parce que c’est quand même assez formaté, c’est du pdf. En architecture, il y a parfois aussi plus de créativité, parce qu’en architecture c’est aussi différent, c’est un TFE en et sur l’architecture, et chez eux le projet prime, donc en fait, ils ont un TFE à faire, mais ça s’articule avec leur travail d’atelier et le TFE approfondit souvent un aspect, et la thématique ou le site ou le bâtiment sont liés, et dans une partie plus théorique ils vont traiter d’une thématique liée. Il y a aussi des évolutions par exemple à l’esa. Au début les mémoires de l’erg étaient beaucoup plus créatifs, à l’esa ils étaient très scolaires, moins objets, et maintenant il y a plus de recherche, par exemple avec des formats différents, etc. Mais à l’esa ça reste plus une réflexion sur, alors qu’à l’erg le mémoire est parfois un objet artistique aussi, même s’il est pensé, indexé, réfléchi, c’est assez différent parfois, et ça varie aussi avec les sections je pense. Je vais vous montrer Dial. Vous pouvez choisir par année, par promoteur, par faculté, par type de diplôme, et ici vous avez les informations sur les accès : restreint, libre, interdit, mixte ou embargo. Embargo, c’est à dire que ça sera accessible après un certain nombre d’années, par exemple en médecine, en pharmacie, chez les ingénieurs ça peut se justifier, par exemple s’il y a des brevets ou des choses comme ça. Ou alors parfois même en sciences économiques, quand il y a des gens qui travaillent avec des sociétés, l’entreprise peut dire : « Vous pouvez faire le travail avec nous mais il ne doit être disponible que dans 5 ans pour des raisons de concurrence », ou il y a des données confidentielles... Libre c’est qu’il n’y a pas de restrictions, interdit c’est quand rien du tout n’est accessible, restreint c’est restreint au réseau UCL, et mixte ça veut dire qu’il y a plusieurs documents et que tous les documents n’ont pas la même protection. Par exemple, mon travail théorique je le rends public mais les annexes, dans le cadre d’un travail avec une entreprise ou autre, je mets un embargo ou j’interdis l’accès. Par contre le titre du mémoire, le résumé, sont publics, et on retrouve les promoteurs... Libellule c’est le catalogue de la bibliothèque, il dessert l’UCLouvain, L’Unamur et L’Université Saint-Louis. Les mémoires sont répertoriés dedans. Ça vaut peut-être le coup d’aller voir comment ça se passe pour les mémoires au niveau des écoles d’art en France, ou du côté néerlandophone aussi. Après je sais qu’il y a aussi du coté des universités, l’ULiège par exemple, ont beaucoup développé tout ce qui est l’open-source etc.

A : J’ai encore une question, est-ce que c’est déjà arrivé, qu’une fois qu’un étudiant sorte de master, il finisse par publier son mémoire, avec un éditeur par exemple ?

LL : Je n’en ai pas connaissance, je sais qu’à l’esa, j’ai entendu parler d’étudiantes qui publiaient des articles, je sais qu’il y a un étudiant qui a fait un très bon travail sur les chalets norvégiens à l’esa, et lui a peut-être envie de faire une publication. Je sais qu’il a eu un prix, mais pour le moment le mémoire est consultable ici.

T : Faut se dépêcher.

LL : (rires) Après je pense que ça va être retravaillé. On a quelques ouvrages en architecture qui sont devenus des références aussi mais ce sont plus des ouvrages qui recensent par exemple tous les bâtiments construits par un architecte, des gens qui font une sorte d’inventaire qui n’existe nulle part ailleurs, et donc ça devient une référence que les gens consultent régulièrement.

  • Visite des archives*

A : Au niveau des mémoires, est-ce que vous avez une obligation de conservation, une responsabilité, par exemple si les mémoires qui sont en haut...

LL : ... disparaissent ?

A : Oui ou si avec le temps ils s’abîment, parce que ce sont des choses qui sont relativement uniques, ce sont des choses qui sont édités à 3 ou 4 exemplaires.

LL : Je ne sais pas, j’ai un collègue qui fait une formation en archivistique, qui a eu pas mal de cours sur les aspects juridiques.

O : Et ça fait combien de temps que les mémoires sont ici, qu’ils sont archivés ? Et la bibliothèques existe depuis combien de temps ?

LL : Alors ici c’est depuis 2011, et avant c’était un centre de documentation à Saint-Luc, rue d’Irlande, depuis plus longtemps encore. Alors là ce sont les mémoires, ici ce sont d’autres institutions, on conserve des mémoires ou des thèses de doctorat parce que ce sont des thématiques intéressantes, il y a aussi un centre d’archives d’architectes, ce sont des architectes dont les familles ont fait don des archives, ça peut être des plans... Et c’est disponible ici pour les consulter. Par exemple Bastin, c’est un architecte qui a réalisé une aile du musée d’art moderne, un jour il y a eu des fuites et le bâtiment était menacé, des gens chargés de la restauration sont venus ici consulter les archives pour savoir comment ça avait été fait, les matériaux, etc.

T : La limite des 70%, c’est pour toutes les écoles ?

LL : Oui c’est pour tout le monde. Et il y a autre chose que je n’ai pas dit. C’est vrai que la limite des 70% continue à s’appliquer à l’université. Si l’étudiant décide que l’accès est libre, mais que le travail n’a pas atteint les 70%, l’université peut bloquer l’accès, peut décider que l’ouvrage n’est pas consultable. Par contre si l’étudiant interdit l’accès, l’université ne peut pas l’y obliger. Et ça c’est surtout pour qu’il n’y ait pas des travaux qui circulent, qui ne soient pas assez bons.

O : Est-ce que pour l’erg, qui fonctionne plus comme un dépôt, par exemple l’année passée avec le COVID, il y a des mémoires qui manquent, par qu’ils n’ont pas été imprimés ou autre ?

LL : Alors effectivement il y a des trous.

T : Vous savez ça comment ?

LL : En comparant les mémoires qu’on reçoit et les PV de délibérations. Alors parfois, par exemple j’ai dit à un jobiste dont le mémoire n’était pas arrivé qu’il pouvait le ramener, il ne l’a pas fait, mais par contre si un étudiant vient en disant qu’on a pas reçu son mémoire et qu’il voudrait qu’il figure à la bibliothèque, on n’a aucun soucis.

T : Vous ne stockez que les versions papiers, c’est ce qui est requis par l’école si je comprends bien ?

LL : Oui.

T : Mais du coup si quelqu’un rendait un travail numérique ?

LL : Ça c’est un peu un problème, on a eu quelques fois le cas avec des travaux de l’erg, où le truc, c’est parfois juste une sorte de petite étiquette avec un code barre ou des choses comme ça, alors ça c’est un peu délicat.

T : Vous n’avez pas d’espace numérique ?

LL : Non, et en fait Dial est vraiment limité à l’UCLouvain. Donc souvent dans ce cas-là, ce que les étudiants font, c’est qu’ils ont une sorte de domaine internet et ils publient leur mémoire là- dessus, et puis 3/4 ans après ils se disent : « Ça ne m’intéresse plus, je ne paye plus » et le travail disparaît. Des étudiants de l’UCLouvain avaient proposé une solution, je crois qu’il y a moyen d’archiver en ligne. On l’avait fait, parce qu’on pouvait se le permettre, ça concernait un cas ou deux. Mais si ça devient de plus en plus régulier, alors ça pose la question d’un serveur ou d’autres choses.

T : Est-ce qu’on peut voir dans le catalogue le nombre de mémoires qui ont été faits au format numérique ?

LL : Je ne pense pas, parfois c’est sous forme de podcast, c’est de l’audio, alors parfois on garde ça sur un CD-Rom, mais bon les CDs ont une durée de vie limitée, mais bon commencer à archiver ça sur un disque dur c’est complexe. Parce que c’est vrai que tout a des fins pédagogiques, la base c’est que c’est à des fins pédagogiques. Donc tu parlais d’obligation tout à l’heure, on est plus dans l’idée d’archivage, parce qu’il n’y a pas la place à l’erg, et donc plutôt que de laisser ça dans un placard, ça vient ici, parce que c’est une manière de rendre les choses accessibles et consultables par les profs et les étudiants. C’est une autre finalité.

O : Et donc pour l’erg ça commence en 2005 ?

LL : Oui c’est ça. Et je pense qu’au tout début, il y avait énormément de mémoires ici, parce que la qualité ne suivait pas, mais petit à petit ça s’est relevé. Quand les étudiants de Renaud sont venus, ils ont récupérés une partie de ceux-là, parce qu’ils regardaient surtout l’objet. C’est compliqué d’avoir quelqu’un qui a une démarche scientifique et aussi artistique. Alors il y en a certains que l’on conserve un double, c’est un peu ce que tu disais, s’il y en a qui disparaissent. Et on ne les numérise pas nous.

T : J’ai vu qu’il y avait écrit « numériser » sur des cartons juste derrière, qu’est-ce que vous numérisez du coup ?

LL : Ça ce sont des VHS, et Aurélien les numérise.

A : J’ai encore des questions. Quand c’est un mémoire numérique, sous forme de site web par exemple, est-ce qu’ils sont répertoriés quelque part ?

LL : Ils sont d’office répertoriés dans le catalogue, et donc dans le type, il y aura « papier, autant de page », ou alors ça sera écrit « site web ». Alors nous on essayait, quand c’était rare, de conserver un back-up si l’étudiant nous en fournissaient un, ou si ce n’est qu’un site on fournissait le lien, mais si un jour l’étudiant arrête de payer son nom de domaine, il n’y a plus rien. Après, je sais qu’on l’avais fait une fois, on avait cherché des solutions intermédiaires, on avait archivé en ligne. Mais c’est vraiment au cas par cas, il n’y a rien de prévu de manière automatique.

T : Oui, il faudrait voir alors.

LL : Oui, prévoir un serveur à l’erg.

O : Ou que la bibliothèque soit aussi un appui numérique. T : Je suis pas sûr qu’il faille un serveur, juste un disque dur ça doit suffire, il faut juste un espace de stockage numérique. O : Depuis combien de temps la bibliothèque existe ?

LL : Le centre de documentation à StLuc date de 1968.

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CONCLUSION du travail sur les licences

Au premier quadrimestre, nous avons abordé les thémes du libre et de l'open source (licences et logiciels), et les rapports de pouvoir qui s'y jouent, à un niveau théorique. Au second quadrimestre, nous avons voulu voir les implications du libre d'un point de vue plus pratique, et plus spécifiquement, en rapport avec les mémoires, travail qui nous concerne toustes. Existe-t-il une licence qui s'applique automatiquement aux mémoires de l'ERG ? Si oui, comment faisons-nous pour l'appliquer à nos projets ? Avons-nous la possibilité d'utiliser différentes licences et comment ? Comment les adapter en fontion des spécificités de certains types de mémoires (numériques, artistiques) ? Où sont stockés nos travaux ? Son-ils accessibles ?

Dans nos recherches, nous avons interrogé des acteurs de l'administration qui encadre le suivi et l'archivage des travaux (Laurent Leprince de la BAIU et Xavier Gorgol de l'ERG). Nous avons pu discuter des raisons qui poussaient certains étudiants à fermer l'accès à leurs mémoires, en pensant, à tort, mieux les protéger.

On a également commencé une base de données pour comparer les différentes caractéristiques des licences libres. À partir de cette base de données, nous avons mis en forme un flyers contenant les licences libres les plus réccurentes dans le cadre des projets artistiques, afin de clarifier et d'aider les étudiant à licencier leurs mémoires. Pas seulement un outil de diffusion, les licences peuvent aussi être support d'une vision ; exemple avec la collective Bye bye Binary qui a travers ses recherches typographiques et sa licence cherche à diffuser l'écriture inclusive. Leur licence libre OIFL (OpenInclusif..veFonteLicense) ,es tune adaptation en français et en écriture inclusive de l'OFL. Autre exemple, la revue trimestrielle Médor qui adopte le parti de ne fonctionner qu'avec des outils libres et dont le code du site internet est émis en licence libre (licence BSD). Le livret est un compte-rendu de tout le travail effectué durant ce quadrimestre et des recherches engagées. Il permet de mieux s’informer sur le libre et sert également de guide aux étudiants qui souhaiteraient trouver des alternatives libre de création dans le numérique et dans la rédaction/mise sous licence de leur futur mémoire.

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BASE DE DONNEES : LES OUTILS NUMERIQUES UTILISES A L'ERG

https://framaforms.org/sondage-pour-mon-memoire-les-outils-numeriques-utilises-a-lerg-1646915418

Sondage.png


Ma base de données est une recherche dans l'erg, une recherche qui me permettrait de voir quels outils sont utilisés dans certains pôles, options, en fonction de quelle année on s'approprie certains outils et quel style d'outils propriétaires ou non les membres de l'erg utilisent et partagent au travers des différentes pratiques de l'art de l'établissement.

En utilisant phpmyadmin qui contient mes données de sondage, je pourrais lances des requêtes où le logiciel pourra trouver des relations entre les différentes participations de mon sondage (ex: personnes utilisant les mêmes logiciels entre différentes options, ...)

Dbs.png

01/04/22 : participation au sondage > 41

Mon sondage me permettra d'avoir des données pour remplir un formulaire qui sera connecté à mon phpmyadmin.

Sondage résultats.png

07/04/22 : participation au sondage > 42

Formulaire rempli.png

22/04/22 : Evolution de mon phpmyadmin (car remplir mon formulaire pour chaque participation me prendra trop de temps)

PLANCHE A3 base de données NEW.jpg

J'exporte mon sondage en tableur .xlsx, je le retravaille en nommant chaque colonne par un champ de ma table dans un framacalc (ordinateur, système d'exploitation, option, pôle, ...). J'importe mon tableau en format .csv dans mon phpmyadmin et il associe chaque champs de la table à la colonne du tableau en fonction des participants et de l'ordre des colonnes.

Table phpmyadmin.jpg

VIA MON SONDAGE qu'est ce que je souhaite illustrer :

   - les outils (bulles propriétaires et libres) communs entre sections/AP
   - les différents système d'exploitation et modèle d'ordi
   - je montre la durabilité des ordis aux travers des différentes sections, année et modèle/marque

édition ether2html > SUDO : Exploration d'une pratique Libre

Note d'intention

Création d'un livret via ma recherche, sur les pratiques en milieux d'art, une utilisation plus consciente de nos outils : https://pads.erg.be/p/Exploration_Graphists_Beginners.

PAD CSS : https://pads.erg.be/p/web2print_GraphistesBeginnerscss