Aller au contenu

« Prise de note » : différence entre les versions

De Design numérique
Page créée avec «  <div style="margin-top:50px; transform:translateY(0%)translateX(60%)skew(-5deg, -5deg);width: 40vw; font-family: 'Times New Roman','Garamond','Garamont', Garamond, Garamont, Times, serif; background:#f8f8f8; color:#222; padding:20px; padding-top:10px;font-size:120%; box-shadow: black 0px 0px 0px 2px inset, rgb(248,248,248) 10px 10px 0px -3px, rgb(0,0,0) 10px 10px,rgb(248,248,248) 20px 20px 0px -3px, rgb(0,0,0) 20px 20px, rgb(248,248,248) 30px 30px 0px -3px, rg... »
 
Aucun résumé des modifications
 
Ligne 4 : Ligne 4 :


=== La prise de notes par ordinateur au sein d’une école d’art ===  
=== La prise de notes par ordinateur au sein d’une école d’art ===  
__NOTOC__
Dans cette école,
Dans cette école,
comme dans les précédentes et prochaines écoles d’art, la prise de notes est un
comme dans les précédentes et prochaines écoles d’art, la prise de notes est un

Dernière version du 15 février 2026 à 16:27

La prise de notes par ordinateur au sein d’une école d’art

Dans cette école, comme dans les précédentes et prochaines écoles d’art, la prise de notes est un acte valorisé. Les étudiant·es, carnet en main, inscrivent sur leurs pages des mots, des croquis à l’aide de stylos, crayons, marqueurs, règles. C’est tout un système d’outils et de pratiques créatives, qui fait sens au vu des professeur·es. Un cours entier y est d’ailleurs consacré, montrant l’importance qu’on lui accorde. C’est nombreux de ces carnets qui se retrouvent exposés lors des jurys de fin d’année de l’erg : posés sur la table, c’est une entrée dans l’intimité de l’artiste, un aperçu totalement décontextualisé d’une recherche aboutie ou non. Pourtant, cette pratique reste très distante pour moi, je n’ai jamais su bien écrire (on me l’a reproché depuis le tout premier mot que j’ai déposé sur du papier), je ne sais pas particulièrement dessiner, ni réaliser quoi que ce soit qui puisse être inscrit par la main dans un carnet. Ne me sentant pas légitime dans ma pratique de la prise de notes, cette dernière année fut une quête pour essayer de trouver l’outil informatisé me permettant de prendre du plaisir à <b>annoter<b> des bouts de textes, de les <b>formater<b> comme je pourrais le faire avec des outils manuels, et de les partager.

Le libre

Cette réflexion sur la prise de notes viens d’abord d’une réflexion sur les outils que j’utilise dans mon travail, pour la conception graphique, mais également des outils de recherche, et de consommation de contenu adjacents. J’ai commencé à m’intéresser à ces outils après avoir découvert le système d’exploitation Linux. Je me suis tourné vers l’open source, utilisant jusque là des outils comme VSCode, appartenant à Microsoft, et encore la suite Adobe, pour la quasi-intégralité de la conception graphique que je produisais. Je ne prenais quasiment aucune note alors, ou me forçais à utiliser un carnet de croquis, dont je noircissais les pages sans satisfaction. Au début de cet année scolaire, je me suis équipée d’un nouvel ordinateur portable petit et léger, dans le but de m’en servir exclusivement pour les cours. J’ai testé tout un tas de logiciels de prise de notes et d’organisation, toujours open source (Zim, QOwnNotes). Malgré ça je n’ai pas trouvé de moyen d’efficacement organiser ce que je prenais en note, de les manipuler, mais surtout prendre du plaisir à prendre ces notes. Vous saurez maintenant que je code beaucoup, des sites internets, des configurations pour mes ordinateurs, des scripts pour me faciliter la vie. En parallèle de ma recherche de logiciels de prise de note, je cherchais également de quoi écrire du code efficacement et avec satisfaction. Je suis rapidement tombée sur les logiciels Vim, et Emacs, les deux outils monstres historiques des développeurs, qui se font guéguerre depuis leur création dans les années 80 et 90. Vim étant le plus populaire des deux, et mon cerveau cherchant des moyens de se complexifier la vie, j’ai installé Emacs, sans savoir du tout à quoi m’attendre.

Emacs

Emacs est un logiciel libre, écrit dans un language créé pour l’occasion (ELisp, pour Emacs Lisp). C’est un éditeur plaintext, c’est à dire qu’il interprète nativement les fichiers tels qu’ils sont encodés, caractère par caractère. Sa

nature open-source en fait un logiciel très expansible. Des rudiments d’ELisp permettent déjà d’en agrandir ses capacités. Une des blagues souvent faites dans ce milieu est qu’«Emacs est un très bon système d’exploitation». Il est capable de gestion de fenêtres, il intègre plusieurs terminaux, il peut lire des images, documents, il dispose d’un lecteur de musique intégré, d’un client mail, d’un réseau social, de plusieurs navigateurs webs, de gestionnaires de fichiers,et encore beaucoup d’autres fonctionalitées customisables à l’infini. Ce qui va nous intéresser ici, c’est ORG, pour Organisation.

Org Mode


Org Mode est un vaste système de fonctions entremêlées permettant la prise de notes relationnelles (qui se relient les unes entre elles, formant un réseau) ainsi que leur mise en forme, la journalisation, la conception d’un agenda, d’un calendrier, d’un suivi des taches et du temps de travail. On peut y intégrer des bibliographies, des blocs de codes, du LaTeX (mise en forme avancée et caractères spéciaux).

Partager

J’ai écris quelques scripts permettant de transformer mes prises de notes directement en pdfs mis en forme avec du CSS, donc entièrement customisable. Il est également possible de les transformer en articles de blogs, ou bien d’automatiquement les publier sur un blog personnel, ou sur un Wordpress. J’écris actuellement cette rubrique dans Emacs, je peux en 3 clics de claviers la transformer en rubrique MediaWiki. C’est un outils qui me simplifie la vie, car il centralise tout, le code et les prises de notes sont entremêlées, le tout est personnalisable jusqu’au bout. Je n’ai plus assez de doigts pour compter le nombre d’heure que j’ai passé à rendre cet outils aussi efficace que possible, à l’adapter à mon utilisation personnelle, à apprendre à m’en servir, tout en ayant conscience que je ne sais m’en servir qu’à 20% de ses capacités totales. Je conseille à tous·tes ayant la curiosité de s’y lancer.

Tout un art

La prise de note est devenue une pratique créative à part entière dans ma vie. J’y consacre du temps, j’y prends plaisir, elle m’aide à m’orienter et à m’y retrouver. Nombreuses des personnes que je connais possédant un carnet de notes qu’ils chérissent l’ont fabriqué elleux même, fait sur mesure. Ma pratique se rapproche de ça dans le sens où elle part d’un outils simple, une page blanche (page blanche sur laquelle on tombe d’ailleurs en lançant Emacs pour la première fois), et elle s’approprie en profondeur du moyen de création, en comprends les rouages, s’immisce dans les fichiers sources. C’est une pratique difficile à mettre en valeur, il n’est pas simple de venir montrer à des jurys un fichier de notes et de s’attendre à ce qu’iels soient impressionné·es. L’intégralité des cartels de ces jurys, ainsi que certains textes présents ont été rédigés de la manière ci-tôt décris.

Petite update (2026)

J'ai, depuis l'écriture de ce post, dû réinitialiser mon ordinateur. Ma façon de prendre les notes n'a pas beaucoup changé même si j'ai récemment découvert des occasions dans lesquelles la prise de note sur un carnet est plus agréable que sur un ordinateur. J'ai également bien changé mon thème d'ordinateur, incluant mon thème de prise de notes. J'ai également totalement changé les systèmes de dictionnaires et de correction orthographiques, qui autrefois étaient en conflit.

Il est maintenant inspiré de [TempleOS], est plus minimal